Histoire de la commune

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La commune de Laudun-l'Ardoise, étagée contre la colline Sainte-Foy, au confluent de la Cèze et du Rhône, surplombe la vallée de la Tave et le vaste domaine viticole des Côtes du Rhône. Le plateau de Lacau sur lequel s'élèvent les vestiges gallo-romains du Camp de César domine l'ensemble.
L'histoire du village de Laudun commence probablement après l'abandon de l'oppidum à la fin du VIe siècle après J.C. Les premiers vestiges du Moyen-âge (Xle-Xlle siècles) se découvrent sur la colline Sainte-Foy où demeurent des pans de murs du château féodal mais également au château de Lascours et au château de Bord. Le premier village ceinturé d'un rempart se devine donc encore dans le Jardin Planchon à travers les caves, escaliers, portes et puits. La chapelle Saint-Géniès, dans le cimetière actuel, en était l'église paroissiale.
Le bourg s'est ensuite développé vers la plaine avec une deuxième série de fortifications contre lesquelles s'éleva l'église gothique Notre-Dame-la-Neuve (première moitié du XIVe siècle). Laudun, riche commune, était une possession des seigneurs de Laudun. Des moulins installés le long de la Tave témoignent de l'activité économique liée à cette petite rivière.
Toutefois, le bourg a tiré essentiellement sa richesse et sa renommée de la culture de la vigne. Le XVIe siècle est marqué par l'édification de demeures seigneuriales aux intéressantes façades de style Renaissance. Au XVIIe siècle, la confrérie des Pénitents blancs fait construire sur la colline Sainte-Foy une chapelle qui domine le bourg.
 

L'histoire antique - Fouilles archéologiques et découvertes

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Plus de mille ans d'histoire des sociétés antiques de l'arrière pays languedocien se révèlent peu à peu grâce aux fouilles réalisées sur le Camp de César où vivait une population d'environ 1000 âmes, dès l'époque romaine.
Selon les témoignages archéologiques les plus anciens, au Ve siècle av. J.-C, une agglomération primitive s'est installée sur le plateau. Cette donnée, purement chronologique, se retrouve sur la plupart des sites de hauteur de la région, où sont implantés les oppida du Premier Age du Fer, crées à la même époque.
Une première communauté gauloise, abritée derrière ses murs, prend progressivement son essor et entretient tout au long de ce siècle des rapports commerciaux privilégiés avec MARSEILLE, comme l'attestent les nombreux vases retrouvés provenant de la colonie phocéenne ainsi que l'emploi de l'alphabet grec.
Les découvertes faites sur notre territoire, ont mis à jour, outre les traces d'une agglomération relativement importante, un système défensif développé. Le rempart primitif défend l'oppidum à l'ouest, les autres côtés étant protégés naturellement par des falaises abruptes. Cette enceinte est composée de quatre courtines rectilignes qui forment une figure géométrique aux angles ouverts, délimitant un vaste espace de plus de 12 hectares.